BAYER, Johann
Uranometria, omnium asterismorum continens schemata, nova methodo delineata, aeris laminis expressa
Ulm, 1661-1697
- Dimensions: petit folio (33,5 x 22 cm) ; Petit 4to (18,5 x 14,5 cm)
- Couleur: NB
- Technique: Gravure sur cuivre
Référence: 653
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BAYER, Johann. Uranometria, omnium asterismorum continens schemata, nova methodo delineata, aeris laminis expressa. Ulm, sumptibus Iohannis Görlini, 1661. Small folio (33,5 x 22 cm) & Explicatio characterum aeneis Uranometrias imaginum, tabulis, insculptorum, addita, & commodiore hac forma tertium redintegrata. Ulm, for Johann Wolfgang Beuerlin, 1697.
Petit in-4 (18,5 x 14,5 cm). Demi-vélin d’époque, plats recouverts de papier rose de l’époque, titre manuscrit au dos, tranches mouchetées. (Quelques salissures, ancienne déchirure à la planche 7 maladroitement restaurée, feuille de titre non rognée). Atlas : Titre et 51 gravures à double page (avec numérotation manuscrite et titre à l’encre sur chaque page, recto et verso). Volume de texte : Titre, [10], 94 pp. Propriété manuscrite de Joannis Leonardi Schoerly sur la page de titre.
Troisième édition du premier atlas céleste imprimé, par le juriste allemand et passionné d’astronomie Johann Bayer (1572-1625).
Publié pour la première fois en 1603, l’Uranometria de Bayer ouvre une nouvelle ère dans l’histoire de la cartographie céleste. Jusqu’à l’Uranometria de Bayer, les préoccupations esthétiques et astrologiques présidaient à l’élaboration des cartes célestes. Les positions des étoiles étaient le plus souvent tirées des catalogues de Ptolémée ou d’al-Sufi. Les constellations sont représentées par des figures stylisées dans la tradition de Germanicus, c’est-à-dire la traduction latine du poème grec d’Aratos sur les constellations, les Phaenomena. Les positions étaient parfois non indiquées ou mal indiquées, se pliant à l’exigence figurative d’un bras, d’une épée, d’un visage, de la silhouette d’un personnage ou d’un animal mythologique, plutôt qu’à l’exactitude astronomique.
L’Uranometria inaugure la série des grands atlas célestes des XVIIe et XVIIIe siècles, alliant précision des données et qualité artistique. Il s’appuie sur les catalogues d’étoiles, les cartes et les figures de ses prédécesseurs, mais la beauté de ses gravures, l’utilisation du catalogue d’étoiles de Tycho Brahe – qui commence à circuler sous forme manuscrite à partir de 1592 – et l’établissement d’un système de nomenclature des étoiles lui confèrent un impact durable. Bayer répartit 1 277 étoiles dans les 48 constellations de Ptolémée, en leur attribuant une lettre de l’alphabet grec (ou de l’alphabet latin lorsque le nombre dépasse 24). Il attribue les lettres grecques par ordre de magnitude, de sorte que l’étoile la plus brillante de l’œil du Taureau (Aldébaran) devient “a Tauri”, etc. Ces lettres sont placées sur les cartes, ainsi que dans un tableau accompagnant chaque carte et contenant la nomenclature, les descriptions et les magnitudes des étoiles de chaque constellation. Les étoiles les plus brillantes sont également désignées par leur nom arabe ancien, afin de faciliter leur identification.
L’Uranometria est devenu une référence indispensable, même si de nombreux atlas célestes ultérieurs ont inventé de nouvelles constellations, adopté de nouveaux systèmes de projection et utilisé des styles artistiques différents. L’une des fonctions scientifiques des cartes stellaires est de fournir un système de coordonnées sur lequel on peut reporter les mouvements des planètes.
L’atlas contient 51 planches gravées par Alexander Mair, dont 49 cartes de constellations et deux hémisphères, la quarante-neuvième planche montrant les douze nouvelles constellations australes découvertes au cours d’expéditions vers la fin du XVIe siècle par les deux navigateurs néerlandais, Peter Dirckszoon de Keyser et Frederick De Houtmann.
L’atlas est accompagné de la quatrième édition du texte séparé intercalé dans l’atlas. Seule la première édition de l’Uranometria de Bayer a le texte au dos des cartes. Publié séparément pour la première fois en 1624, il était destiné à faciliter la consultation tout en regardant la carte.
Provenance : ex-libris manuscrit Joannis Leonardi Schoerly Med. Doctoris 1709
Références : BnF, Figures du ciel, pp. 81-109
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