COSTE, Jean-François

Oratio habita in capitolio Gulielmopolitano in comitiis universitatis Virginiae, Die XII Junii M. DCC. LXXXII…

Lugduni Batavorum [Leyde], 1783

  • Dimensions: 19,5 x 12,4 cm

Référence: 614

5 000,00 €

Disponibilité : 1 in stock

poser une question
  • Livrasion rapide partout dans le monde
  • Garantie d'authenticité

Description

Un volume in-8 (19,5×12,4cm), reliure de l’époque, veau tacheté, triple filet doré en encadrement, dos lisse orné, roulette dorée sur les coupes, doublure et gardes de papier bleu, tranches dorées. (Légers accrocs au mors inférieur et coins légèrement frottés.)

[vi] pp. (faux-titre, titre et feuillet de dédicace), 103 pp.

Édition originale rare et seule parue de ce discours prononcé en latin par Jean-François Coste à l’occasion de sa réception à l’université de Williamsburg, en Virginie, le 12 juin 1782. Cet ouvrage est dédié à George Washington, alors commandant en chef de l’armée continentale lors de la guerre d’indépendance des États-Unis.

Jean-François Coste (1741-1819), médecin ouvert aux idées nouvelles et sensible à la philosophie des Lumières, fut l’un des pionniers français en matière de médecine militaire, d’abord en France puis, à partir de 1780, en Amérique. Nommé Premier médecin du corps expéditionnaire de Rochambeau, il se signala dans cette fonction par un zèle et un dévouement constants qui lui valurent l’estime et la reconnaissance de ses confrères, ainsi que des autorités civiles et militaires, dont George Washington lui-même.

En 1782, le collège de Williamsburg en Virginie, où est installé l’un des principaux hôpitaux militaires, octroie à Coste le diplôme honoraire de docteur en médecine, sorte de diplôme honoris causa, qu’il va recevoir le 12 juin 1782. C’est lors de cette réception que Coste prononce son Oratio habita in capitolio Gulielmopolitano…, dans lequel il prône l’adaptation de la médecine philosophique des Anciens aux connaissances et exigences modernes, et son application dans le Nouveau Monde. Devant ses confrères, en latin, il clame l’absolue nécessité d’une médecine moderne, indépendante et universaliste : « La médecine doit être libre […]. Vous combattez pour l’indépendance du Nouveau Monde, qui dis-je, vous l’avez établie, que l’indépendance de la Médecine y suive de près celle de l’État ».

Rare exemplaire en très bel état et en reliure de l’époque.

Sabin, 17021 ; Short Title Catalogue of Eighteenth Century Printed Books in the National Library of Medicine, 101 ; Bibliotheca Osleriana… Illustrating The History of Medicine and Science…, 2376 ; Trenard, « Un défenseur des hôpitaux militaires : Jean-François Coste », in Revue du Nord, 1993, pp. 149-180.

COSTE, Jean-François

Jean-François Coste (1741-1819), médecin ouvert aux idées nouvelles et sensible à la philosophie des Lumières, s’attira très jeune l’estime de Voltaire en combattant avec dévouement et succès une épidémie dans le pays de Gex, non loin de Ferney. Fort de cette recommandation, il fut rapidement nommé médecin militaire, et officia successivement dans les hôpitaux militaires de Versoix, Nancy et Calais. Il s’y signala par une médecine simple, l’instauration de règles d’hygiène élémentaires qui y faisaient jusqu’alors généralement défaut (il recommande notamment de brûler les paillasses contaminées et laver les pansements), et la dénonciation des malversations commises par les intendants au détriment des troupes.
La guerre d’indépendance américaine ouvrit à ce pionnier de la médecine militaire des horizons plus vastes où mettre en pratique ses idées. En 1780, désigné pour être Premier médecin du corps expéditionnaire commandé par le général de Rochambeau, il lutte dans un premier temps contre le scorbut, la dysenterie et la variole qui font des ravages dans les rangs des combattants puis, grâce à l’inoculation de pus varioleux à ses confrères américains de Newport, réduit considérablement les risques d’épidémie. Il soigne civils et militaires, alliés et ennemis. Encore une fois, son zèle et ses succès sont remarqués et lui valent la reconnaissance et le respect de diverses personnalités, dont George Washington qui, alors commandant en chef de l’armée continentale, ne peut ignorer les progrès sanitaires et médicaux au sein de ses troupes. 
Rentré en France en 1782, il y exerce diverses fonctions, dont Premier médecin de l’armée, et lutte contre les abus et malversations dans les hôpitaux militaires. Élu maire de Versailles en 1790, en pleine tourmente révolutionnaire, il tente d’en contenir les débordements mais, convaincu de son impuissance, démissionne en 1791. Il sera ensuite Inspecteur général du Service de Santé, puis médecin-chef des Invalides et Premier médecin de la Grande Armée, avant d’être renvoyé par Napoléon Ier ; il reste néanmoins Inspecteur général du Service de Santé et continue d’exercer ses responsabilités.

Produits connexes

Recevoir nos dernières découvertes

Panier
Retour en haut